Editions : Robert Laffon.
Nombre de pages : 442
Résumé de la quatrième de couverture:
A 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe: il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu'on ne peut pas s'empêcher de l'aimer. A la folie. Aa mort. Sachez que ce qu'il vous fera, il n'en sera pas désolé. Ce don qu'il tient d'une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu'au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule. Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?
Mon avis:
Dans l'ensemble :
Kaleb Helgusson a 19 ans lorsqu'il se découvre empathe. Il a le pouvoir de se connecter aux autres afin de ressentir leurs émotions et de pouvoir les manipuler en sa faveur. Il ne comprend pas vraiment son don au début mais apprend à l'apprivoiser petit à petit pour parvenir à ses fins. On le sent basculer entre le bien et le mal, hésiter. Mais il est mauvais et ça, le lecteur le sait dès le début, même si Kaleb l'ignore encore. J'ai tout de même aimé ses moments d'humanité, lorsqu'il tentait désespérément de sauver la "petite lumière en lui", notamment grâce aux personnes tenant réellement à lui. J'ai apprécié le père de Kaleb, il ne sait pas vraiment qui est son fils et la nature du don dont il est en possession. Il sent que sa progéniture lui échappe, sans se douter une seconde de l'envergure de ses pouvoirs et de sa tendance à pencher vers le mal.
Quant à Lucille, une des conquêtes de Kaleb mais aussi une des rares personnes l'empêchant de sombrer définitivement dans l'obscurité, je ne sais pas quoi penser d'elle. C'est une fille fragile, une femme enfant égarée dans ses sentiments démesurés pour Kaleb qui l'influence grâce à ses pouvoirs. Elle m'a littéralement agacée à certains passages mais comme toutes les lectrices j'imagine, je n'ai pas pu m'empêcher de m'identifier à elle dans sa relation ambiguë avec Kaleb : la pauvre petite chose perdue, sans cesse rejetée, qui a bien conscience de la méchanceté et de la perversité dont fait preuve Kaleb, du fait qu'il ne pourra jamais totalement l'aimé car il ne peut rien ressentir mais qui ne peut s'empêcher de l'aimer de tout son cœur et de toute son âme.
Kaleb s'avère être un EDV (enfant du volcan), il a disons été "saupoudré" de cendres de volcan à deux reprises, ce qui lui à conféré son don si extraordinaire. Il existe un réseau secret appelé "SENTINEL", destiné à contrôler et canaliser les EDV lorsqu'ils deviennent incontrôlables. Et bien sûr, Kaleb est un EDV tout à fait incontrôlable. Il est donc traqué par SENTINEL, le colonel Bergesson et sa jeune assistance semblant avoir une dent très dur envers le jeune homme, au-delà du simple fait qu'il hait les EDV plus que tout au monde. Kaleb entre alors en contact avec d'autres EDV via internet tels que Survivor ou encore le mystérieux Vulcan...
La beauté mystérieuse et inquiétante de l'epmpathe piège chaque fille qui a le malheur de tomber dans ses bras. Car le garçon aime contrôler et faire du mal. Un autre fait m'a intrigué: Kaleb à des hallucinations; il rêve de plus en plus fréquemment d'une jeune fille à la chevelure de feu et devient totalement obsédé par elle. Ce qui ne manque pas de montrer encore une fois la ténacité de Kaleb et sa tendance à vouloir tout posséder, humains y compris.
La personnalité de ce jeune homme est si forte et différente qu'elle accroche le lecteur, Kaleb fait de lui ce dont il a envie. On se retrouve malgré nous dans la peau du méchant et ce qui rend ce bouquin awesome. J'ai tout aimé dans ce livre, absolument tout. L'histoire est ficelée à merveille, tout se tient, s'emboîte parfaitement. Kaleb devient une drogue indispensable au fil des pages, qu'on soit un garçon ou une fille, on ne peu plus se passer de lui dans la mesure où, qu'on le veuille ou non, il reflète une part de notre personnalité inavouée. On a ce personnage dans la peau et on ne peut pas s'en défaire.
Au commencement :
Dès les premières pages, nous devinons que Kaleb est complètement mauvais, pervers, imbus de sa personne et méprisant envers tout ce qui n'est pas lui. Nous découvrons quelques personnages et en apprenons un peu sur le passé de Kaleb mais l'auteur n'en dévoile jamais trop. Juste assez pour que l'on s'attache irrévocablement à Kaleb. En somme, il s'agit d'un début d'exposition, la véritable intrigue ne démarre qu'un peu après mais l'ennui n'est pas de mise.
La plume de Myra Eljundir :
Myra Eljundir est incontestablement une auteur de talent, son écriture est recherchée sans jamais être lourde et traduit parfaitement bien les émotions et la personnalité des personnages.
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